Depuis quelques années le bien-être au travail est devenu une priorité pour beaucoup d’entreprises, afin de maintenir un niveau de motivation et de performance durable. Certaines ont même engagé des « chief happiness officers » pour redonner de l’énergie aux équipes.

Cependant, malgré les initiatives, il reste encore un grand chemin à parcourir pour y arriver, car cet état mental est à la fois personnel et lié à une multitude de paramètres.

Quand je réalise des études sur la satisfaction employés avec ma société Cecydi, les retour sur le bien-être sont variés et loin d’être uniquement lié au salaire, même si cela y contribue.

Quels sont les bénéfices du bien-être au travail ?

Il est facile de le lier à la performance, mais ce n’est qu’un résultat final. Pour y arriver, il y a plusieurs autres étapes qui découlent eux-mêmes du bien-être au travail. J’ai toujours veillé à ce que mes équipes se sentent bien. Pour un aspect humain, mais aussi pour leur permettre de travailler dans les meilleures conditions et délivrer la performance qu’elles méritent pour elle mêmes.

Les vrais bénéfices sont les suivants : 

  • Plus de créativité dans la recherche de solutions différenciantes
  • Une meilleure communication favorisant les échanges constructifs
  • Le développement personnel et la progression en interne, pour garder l’expérience
  • Retenir et attirer les talents et diminuer les coûts de recrutement
  • Un recrutement authentique qui parle de lui-même
  • Un meilleur accueil pour les fournisseurs et prestataires de service, donc un meilleur service
  • Une marque dont l’énergie se ressent au travers de celle du personnel

Quels sont les paramètres du bienêtre au travail ?

l y a 4 niveaux qui sont à prendre en considération : 

  • Le physique
  • Le psychologique
  • Le relationnel 
  • L’existentiel. 

Vous l’aurez compris, ces différents niveaux interagissent les uns avec les autres et par conséquent, le bien-être est multifactoriel. Certains éléments sont la responsabilité de l’entreprise, d’autres non.

C’est pourquoi tout le poids ne peut être mis sur les épaules d’une société à elle seule. Elle doit pourtant en être consciente pour que son niveau de performance reste fort.

Le bien-être physique : la dimension la plus simple

Le physique est le plus simple à solutionner. 

Il va du type de bureaux, aux chaises utilisées, en passant par le degré de fatigue lié au travail. Nous sommes dans les paramètres internes. Mais il y a aussi le trajet et la vie privée, sur lesquels il n’y a que peu d’impact possible.

Les solutions sont corrélées aux investissements sur le matériel et à ‘écoute des besoins.

 Dans la dernière société où je suis intervenu en intérim management, un collaborateur a demandé un bureau haut, sur lequel il travaillait debout, évitant ainsi tous les problèmes de dos. 

Faites le tour de tout ce qui permet de mieux travailler : lumières, ordinateurs, bruit, nourriture… La liste est longue, mais certains détails font la différence.

Pourquoi le bien-être psychologique au travail est une clé majeure de la réussite ?

Il y a les parties les plus évidentes, comme le stress, la charge de travail, la pression des objectifs. Mais il y a aussi les dimensions comme la reconnaissance, le sentiment d’être utile, l’espace pour se réaliser…

Tous ces éléments sont liés au management. D’un étage managérial à l’autre, il peut y avoir un transfert d’énergie, comme une déperdition. 

Cette dimension est une des plus importante car elle va permettre aux équipes d’utiliser leurs ressources au mieux. Plus le psychologique et le psychique fonctionnent, plus il est facile de délivrer : une meilleure concentration, plus de créativité, plus d’envie et de motivation.

Nous avons maintenant un esprit sain dans un corps sain. Les bases pour avancer.

Cependant il reste deux niveaux.

Comment créer un relationnel stimulant le bien-être en entreprise ? Le défi du conférencier

En tant que conférencier sur le bien-être en entreprise, j’aborde cette thématique avec un autre angle. Certes celui d’un manager d’équipe au travers de différents pays, pour qui le multiculturel impose un relationnel déterminant, mais surtout sur l’aspect communication. 

Je l’ai écrit dans mon livre : « les secrets du storytelling stratégique », la communication est le pilier du relationnel : 

Dans ce que je dis en tant que manager à mes équipes ou à mon N+1

Dans l’écoute que j’ai d’eux aussi

Dans les bases de la communication non violente

Avec la communication positive ou appreciative inquiry

Je l’avais aussi évoqué dans : « I Love Marketing » où un leader est responsable de l’ambiance. Un bon chef de service dans un hôpital créant une atmosphère positive, à de bons internes, des infirmières souriantes et un taux de guérison plus grand.

Le bien-être passe par la communication et la volonté de créer une équipe et pas une réunion d’individus.

Le bien-être au travail existentiel passe par la culture d’entreprise

C’est là que le storytelling interne fonctionne. Le fait de créer un positionnement de marque et d’entreprise, permet de créer un cadre de valeur. Ce cadre peut être utilisé pour recruter les bonnes personnes et leur permettre de rentrer en résonance avec leurs propres valeurs.

De plus les équipes auront la possibilité de contribuer à quelque chose plus grand, ce qui apporte une réalisation de soi plus forte.

En conclusion, le bien-être au travail ressemble à la pyramide de Maslow, et ce n’est pas un team building dans la boue une fois par an qui y contribue. 

L’objectif de ma conférence sur le bien-être au travail et le management, est de faire prendre conscience qu’il y a une stratégie au bonheur et un leadership associé. 

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